Comportements toxiques, Les témoignages

« Ma chef me harcèle »

Bonjour, ma chef me harcèle elle me dit que je fais des histoires. Je n’ai pas le droit de dire bonjour et elle m’a retiré des heures de ménage et m’a menacé que si je répondais pas au téléphone, qu’elle voulait me retirer des heures et aujourd’hui elle m’a redit la même chose. Je ne sais plus quoi faire.

Le harcèlement moral, plus d’informations à ce sujet :

Le verbe « harceler » viendrait du mot « herser », qui signifie, « soumettre à l’action de la herse ». La herse est un instrument à dents de fer ou d’acier, qu’un attelage ou un tracteur traîne roule sur une terre labourée pour briser les mottes, pour enfouir les semences ou les mauvaises herbes ».

Pour en savoir plus sur le harcèlement moral, l’article complet est juste là :

Harcèlement Moral au travail – TravailEcoute.com

On en parle aussi :

Les toxifiers

Les toxifiers représenteraient 5 à 10% des employés d’une organisation (voire plus selon certaines entreprises…). Leurs comportements contaminent l’atmosphère et font du quotidien, un véritable cauchemar. Ces personnalités, nocives pour les organisations, freinent la communication, bloquent les synergies entre les personnes, envoient des collaborateurs en arrêt maladie pour harcèlement, détruisent des carrières, divulguent de fausses informations, poussent à l’épuisement professionnel… etc.

Keep reading

Parce que chaque histoire mérite une attention particulière…

Je prend le temps de vous écouter.

Comportements toxiques, Les témoignages

« J’avais l’impression d’aller en prison alors que j’étais une victime. »

Bonjour,

J’envoie cette bouteille à la mer comme une lettre qui me permettra peut-être de guérir.


J’ai commencé à travailler dans un service de recouvrement, au début cela se passait plutôt bien même si l’ambiance au travail n’était pas au beau fixe et que je ne me sentais pas vraiment intégrée.

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Conseils, Dossiers

La drogue au travail

Temps de lecture: 3 min 22 s

C’est un phénomène que l’on a vu se développer au cours des années 1990-2000 : on est passé d’un monde du travail relativement ‘cool’, avec ses certitudes, à une ambiance sauvage et cette notion de compétition, l’obligation de faire toujours plus de bénéfices.

Dr Hautefeuille, auteur de Drogues à la carte.

Les conditions de travail joueraient donc sur la prise de drogue et la santé en général des travailleurs ?

Eh bien oui.

Selon une étude du cabinet GAE Conseil, en 2019, 44 % des salariés français estiment « fréquentes » les pratiques addictives dans leur milieu professionnel.

Mais depuis quand les addictions frappent les travailleurs, pourquoi nous en sommes arrivés là, quelles sont les causes et les conséquences, qui peut agir ? Nous allons essayer de répondre à ces questions.

Qui sont les « dopés du quotidien » ?

La présence de l’alcool dans certains secteurs professionnels est connue de tous.

On sait que 7,7 % de population consomme quotidiennement de l’alcool selon le Baromètre santé 2010 de l’INPES1.

Outre l’alcool, c’est la consommation de cocaïne sur le lieu de travail qui semble augmenter : son usage parmi les actifs est ainsi progressivement passé de 0,3 % en 2000 à 0,9 % en 2010, et son expérimentation de 2,0 % à 4,3 %. Ce sont les milieux de la restauration, de l’information/communication, et des arts et spectacles qui sont particulièrement consommateurs de ce type de drogues.

Plus récemment, le Baromètre santé de 2014 a montré que les 18-34 ans, eux, sont davantage concernés par la consommation de cannabis que la plupart des travailleurs1 ; et depuis 2017, nous savons que 14,3% des apprentis âgés de 17 ans, en font l’usage régulier.

(on attend les chiffres pour 2020 et 2021…)

Ici, le but n’est pas de culpabiliser les personnes, au contraire !

L’idée est l’alerter les employeurs sur les conditions de travail. Car oui, le travail peut avoir une influence sur la consommation de drogue et, elle-même, impacte le travail. Un cercle vicieux, tabou et dangereux.

Je n’ai pas vu une augmentation de la consommation de drogue, en revanche, c’est la façon de consommer qui est différente : les gens se droguent pour venir travailler.

Fabienne Alcaix, médecin du travail

Les employeurs, quel rôle à jouer ?

Plus du tiers des fumeurs réguliers, 9,3 % des consommateurs d’alcool et 13,0 % des consommateurs de cannabis déclarent avoir augmenté leurs consommations à cause de problèmes liés à leur travail ou à leur situation professionnelle au cours des douze derniers mois1.

On ne peut pas dire que les employeurs ne sont pas informés de l’ampleur du problème.

En effet, 91 % des dirigeants, encadrants et personnels RH et 95 % des représentants du personnel/syndicats déclarent que les salariés de leurs structures consomment au moins un produit psychoactif 3.  

Ils sont donc informés du problème mais ont-ils conscience d’en être la cause ? Que font-ils pour le bien-être des collaborateurs ? Si les addictions sont parfois considérées comme des « béquilles » pour survivre, la consommation de drogue peut réellement causer des problèmes sur le travail des autres.

Un exemple de comment aborder le sujet du cannabis avec les apprentis :

Apprentis et cannabis: Comment réagir ?

Et comment endiguer le problème si même le dirigeant est, lui-même, drogué régulièrement ?

Le tabou à ce sujet ne fait qu’augmenter les conséquences de ce fléau.

Exemple : Un patron, sous emprise de stupéfiant rentre dans un bureau, super puissant, vantard, clacheur et hyperactif, il adopte un comportement inapproprié et insensé, il pose des questions sur la vie sexuelle de ses employées, il met la pression à ses collaborateurs comme si sa vie en dépendait, comment réagir si on n’est pas informé qu’il est sous l’emprise de la drogue ?

Et si les politiques pouvaient faire quelque chose ?

Les employeurs sont informés mais n’agissent pas. Le serpent se mord la queue. Alors comment faire de la prévention dans ces cas-là ? Et si le problème était politique ?

Nous savons que le rythme de travail soutenu (plus de 40h par semaine) a une influence sur les addictions, mais pas seulement. Les heures supplémentaires peuvent être à l’origine de troubles psychiques, d’anomalies lors de la grossesse ou d’altérations de l’état général (comme l’asthénie). C’est pour cela que certains professionnels s’attachent à « démontrer que la limitation du temps de travail était fondée« , comme dans cet article, paru au mois de mars 2020 4.

Pourtant, même si les autorités publiques savent que les travailleurs encourent de graves dangers en faisant des journées à rallonge, et malgré le fait que nos ainés se sont battus pour obtenir plus de temps de loisirs (cf. 8h de travail) ; le gouvernement français, toujours en mars 2020, a autorisé de porter la durée du travail à 60 heures par semaine (soit 12h par jour) pour certains secteurs5. Cette augmentation du temps de travail est valable jusqu’au 30 juin 2021…

On peut se demander quelles seront les conséquences de telles décisions sur la prise de stupéfiants et sur le bien-être plus généralement.

Voici un témoignage qui illustre cette situation :

Vous souhaitez témoigner vous aussi ?

Sur TravailEcoute c’est possible, anonyme et gratuit.

Sources :

1 INPES, Baromètre Santé consacré aux consommations de substances psychoactives en milieu professionnel.

2 Enquête ESCAPAD 2017 (France métropolitaine), OFDT

3 Une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT)

5 Durée du travail d’un salarié à temps plein | service-public.fr (service-public.fr)

Lignes téléphoniques | Mildeca (drogues.gouv.fr)

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  • Vous pouvez vous exprimer librement sur le travail, partager votre expérience, vos conseils, vos coups de gueule, vos aspirations.

On ne vous juge pas, on ne vous fera jamais sentir coupable, on vous lira avec bienveillance.

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  • Vous pourrez également découvrir des articles au sujet du monde du travail car je crois qu’au-delà de nos vécus personnels, le système en général mérite d’être remis en question et en attendant que la sphère professionnelle évolue vers plus de compassion, je propose quelques conseils pour « survivre » au travail.
Caissière en libre-service, Les témoignages, Quand le corps parle...

« Les moqueries, la pression perpétuelle et les reproches d’un travail soit disant mal fait, étaient mon quotidien… »

Bonjour à tous. Voilà, aujourd’hui j’ai décidé de vous faire part de mon histoire, je dis cela car ce n’était pas seulement mon quotidien au travail mais ce que j’ai vécu ou même subi…

Après avoir élevée ma fille pendant 9 mois, en mars 2015 je reçois un coup de fil pour un entretien d’embauche pour un CDD de 5 mois en tant que caissière employée libre service. Quelle joie ! J’allais enfin reprendre une activité et une vie sociale même si cela n’allait pas être simple car je devais laisser ma fille, bref…

Après une formation d’une journée à la direction régionale, j’attaque le lundi suivant. La réalité fut bien différente par rapport à celle que l’on nous avaient présentée ! Rapidité (ou précipitation même…) et efficacité étaient les maîtres mots. Un jour, après une journée difficile à dépoter 6 palettes dans l’après midi, avoir été en 2ème caisse, je devais passer le balai et l’auto-laveuse avant la fermeture du magasin. Éreintée, j’exécute ma tâche sans trop réfléchir tellement mes jambes et mon dos me faisait souffrir. Nous nous saluons et partons chacun de notre côté.

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