Jeunesse au bord du précipice, Les témoignages

« Ils m’ont forcé à me mettre en arrêt pour redoubler »

Temps de lecture : 4 min 17 s

Hello, et merci beaucoup pour ce que tu fais. Au départ, j’ai hésité à témoigner car en ce moment, c’est tellement compliqué de trouver une alternance que je me trouve illégitime de me plaindre.

Je suis en alternance depuis 1 an et demi dans une grande entreprise, j’ai eu 3 « tuteurs » en tout.

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Les témoignages, Vouloir remonter la pente

« Je sais que le combat n’est pas terminé et que des fragilités demeurent »

Temps de lecture : 3 min 42 s

Professeur des écoles, j’ai fait un burn out suite à ma première année en tant que titulaire.

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Comportements toxiques, Les témoignages

« J’avais l’impression d’aller en prison alors que j’étais une victime. »

Bonjour,

J’envoie cette bouteille à la mer comme une lettre qui me permettra peut-être de guérir.


J’ai commencé à travailler dans un service de recouvrement, au début cela se passait plutôt bien même si l’ambiance au travail n’était pas au beau fixe et que je ne me sentais pas vraiment intégrée.

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Les témoignages, Vouloir remonter la pente

« C’est aux victimes qu’on dit de faire un effort »

Temps de lecture: 2 min 53 s

Bonjour ! Alors voilà mon histoire. Bien sûr dans tous les cas sous couvert d’anonymat 😊 car aujourd’hui encore j’ai une appréhension : l’entreprise pourrait-elle me poursuivre si je parle de mon expérience, même si je ne l’a nomme pas. Pour dire l’effet qu’ils m’ont fait.

J’avais changé de boîte et avais trouvé ce poste, intéressant, challengeant. J’étais motivée et donnais beaucoup dans le travail. C’est bien moi ça. Et les résultats ont toujours été au rendez-vous.

Et puis mon responsable, j’ai compris qu’il était particulier, pas forcément très apprécié et il jugeait beaucoup les autres services. Il s’estimait toujours mieux. Au début je ne comprenais pas trop. On était 3 puis 4 dans son équipe et l’une des personnes était comme lui, avide de pouvoir et en quête perpétuelle de reconnaissance finalement, avec la fâcheuse habitude de blesser l’autre pour se sentir mieux, d’une manière ou d’une autre, qu’on le remarque, ou à peine. Celle-ci était aigrie et manipulatrice. Ils s’entendaient bien. Voilà pour le décor.

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Les témoignages, Quand le corps parle...

« Si l’argent était une langue, il faudrait que j’en apprenne les rudiments »

« Tu n’as pas à prendre de vacances… tu n’es pas une employée à problèmes, tu n’es pas mère célibataire avec des enfants… »


« Si j’étais toi, je ferais ce qu’ils vont te dire sans broncher… »


« Si tu prends tes vacances, tu seras dans le viseur des licenciements économiques. Tu auras pris des vacances donc tu n’auras pas contribué comme tout le monde pour sauver la boîte ! »


« Tu étais en télétravail ? écoute, la déclaration à temps partiel sur ton bulletin c’est pour sauver vos postes et sauver la boîte. Estime-toi heureuse et reconnaissante d’avoir encore du boulot ! »


« Tu n’auras qu’une semaine de vacances et la deuxième on la fait sauter ? ça te va ? »


NON. Non, ça ne va pas.

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Comportements toxiques, Les témoignages

Au secours, sortez moi de là !

« Bonjour, je me permet de vous écrire car j’ai besoin de soutien et de conseils en cette période compliquée. Je suis réceptionniste de nuit dans un hôtel, en centre-ville de Nantes.

Je travaille seule de 23h30 à 6h45 et j’assure entre autres la sécurité d’une centaine de chambres. A la sortie du confinement, de mai à juin, j’ai subi trois agressions par plusieurs hommes à chaque fois (une verbale, une verbale avec menaces physiques et pour couronner le tout une tentative d’attouchement, par un client sorti de prison la veille…). A la suite de ces événements, je n’ai pas trouvé de réconfort auprès de mes collègues qui ont estimés que je n’étais tout simplement pas faite pour ce métier et que je l’avais sûrement cherché par ma façon d’être (ce sont des femmes pour la plupart et elle ne prendrait ma place pour rien au monde). J’ai donc pris rdv avec mon directeur, l’adjoint était présent. L’entretien n’a rien donné de positif. Apparemment mes collègues avaient déjà fait leur rapport et mon supérieur avait tranché :

Je n’avais qu’à changer de métier si celui-ci ne me convenait pas.

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Divers, Jeunesse au bord du précipice, Les témoignages

« Je me faisais crier dessus pour des motifs totalement vides de sens. »

Jeune femme de 20 ans, je démarre dans la vie et on me propose un job dans le lycée où j’ai effectué ma formation, je devais préparer les TP (travaux pratiques).

Les premiers jours sont… comment dire… bizarres.

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Les témoignages, Vouloir remonter la pente

« Vous vous dites « allez tiens bon tu vas y arriver », et c’est également ce que vous dit le management, alors vous y croyez. »

Dans mon travail en tant que chef de projet, je suis pris en permanence au milieu de tout le monde. Il y a d’un côté les clients qui veulent tout pour demain, les équipes qui ne sont pas disponible, le management qui dit que vos projets ne sont pas prioritaires et vous êtes au milieu de tout cela et vous devez composer avec. Donc vous essayez de répondre au mieux au client pour ne pas le perdre et le satisfaire, et pour cela, vous réfléchissez toute la journée à ce que vous allez répondre et surtout comment, en se mettant à sa place.

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Jeunesse au bord du précipice, Les témoignages

« Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… »

Je viens d’être diagnostiquée en épuisement au travail depuis une semaine. Mon docteur m’a arrêté, jeudi et vendredi 18 et 29, veille de mes vacances.

Malgré les antidépresseurs et mon état tristesse permanente, avec un gros manque de motivation, j’ai repris ce matin. Je dois préciser que je fais de la RH et que je suis en pleine période de paie… Toute la matinée je me suis demandé ce que je faisais là… J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer, tout a été une épreuve… Dès qu’on me demandait si ça allait j’avais les larmes aux yeux…

Je n’ai pas envie d’y retourner demain mais il y a du monde qui compte sur moi et je n’ai pas, en plus, envie de cumuler plus de retard car personnes ne me remplacera sauf pour minimum…

Personne ne me comprend… Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… Je me dis que, s’il m’arrivait quelque chose, j’aurais une bonne excuse pour ne pas aller bosser…. Désolé je ne suis pas très optimiste !


Si des personnes me comprennent qu’elles n’hésitent pas à me raconter leurs histoires.

Les témoignages, Vouloir remonter la pente

« Pourquoi moi, si courageuse et ayant une conscience pro, je dois me mettre en arrêt ? »

Après 15 années de restauration rapide, j’ai eu besoin de changer de direction. Mais j’ai pris de mauvaises routes qui ont commencé à me décourager mais vie de travail et vie de couple s’entendaient mieux. Puis j’ai trouvé un CDI au début, c’est nouveau, hâte d’apprendre même si très peu de formation et au fur et à mesure des mois : la hantise, l’angoisse, des rayons rajoutés qu’il faut remplir, rendre propre, mettre les étiquettes, faire l’allée centrale bref je me noie et sombre début décembre. Pourquoi moi, si courageuse et ayant une conscience pro, je dois me mettre en arrêt ? Car ma tête n’arrive plus à gérer, crise d’angoisse, pleurs, pensées absurdes. Je m’en veux d’être en arrêt, de cet échec. Essaie de remonter cette pente avec le médecin, le psy, l’entourage et un projet de reconversion.