Les témoignages, Vouloir remonter la pente

« Je sais que le combat n’est pas terminé et que des fragilités demeurent »

Temps de lecture : 3 min 42 s

Professeur des écoles, j’ai fait un burn out suite à ma première année en tant que titulaire.


En septembre 2017, je fais première rentrée en tant que titulaire dans une école d’une seule classe (classe unique), j’assurais donc également la direction de l’établissement. Au cours de cette année, j’ai été victime de violence physique et verbale de la part des élèves et de violence verbale de la part des familles. L’année a été très difficile mais j’ai tenu, j’y suis restée jusqu’à la fin de l’année et j’ai assuré la fermeture de l’école…

Je n’ai absolument pas écoutée mes proches durant cette année, qui me voyaient dépérir et me conseillaient de m’arrêter. Je ne me suis pas écoutée, et j’ai continué malgré la fatigue… J’ai refusé de voir à quel point j’allais mal… Et je n’ai fait qu’aggraver mon état au fil des jours..

En septembre 2018, j’arrive dans un nouvel établissement, mais mon expérience passée me hantant énormément, je décide de suivre une thérapie. C’est ainsi que dès la première semaine de la rentrée, j’apprends que je suis en burn out… Un très gros coup dur, je ne pensais pas que cela était possible à cet âge. Je continue malgré tout à travailler, n’étant plus dans les conditions ayant provoquées le burn out… Mais la fatigue, les angoisses, les pleurs inexpliqués…sont de plus en plus présents… Je m’arrête en novembre, étant trop épuisée… Le début de l’arrêt a été très compliqué à accepter, beaucoup de culpabilité…. Et ne plus rien faire du jour au lendemain, quelle horreur ! Toutefois, au cours de cet arrêt, j’ai énormément appris sur moi.


Le mois de janvier marque un véritable tournant, j’ai fait en quelque sorte la paix avec mon expérience passée. Mais, au mois de février, mon chef d’établissement me fait comprendre que je ne suis plus la bienvenue à l’école et m’encourage donc à demander ma mutation… Nouveau coup dur ! Après un rendez-vous avec un médecin de l’académie, j’envisage avec son accord, une reprise à mi-temps thérapeutique après les vacances de Pâques. Malheureusement, les tensions avec mon chef d’établissement n’ont fait que s’accentuer (j’ai eu de nombreux échos très questionnants à mon sujet, et j’ai cherché à comprendre mais je n’ai aucune réponse si ce n’est que j’interprète mal les choses…De nombreuses personnes du corps médical m’ont parlé de harcèlement concernant les agissements de cette personne… ). Je n’ai donc pas pu reprendre dans cette école mais on m’a donné l’opportunité de reprendre dans un nouvel établissement. Cette reprise m’a permis de remettre un pied dans le métier tranquillement.

Après un été très reposant, j’ai repris à temps plein en septembre 2019 dans un nouvel établissement. Un très gros challenge: les premiers mois ont été difficiles, je tombais de fatigue chaque soir en rentrant du travail… Mais je suis entourée d’une équipe bienveillante et géniale ! J’ai avancé doucement lors de cette année, en reprenant peu à peu plaisir dans le métier. Début 2020 fut marquée par un grand pas: l’arrêt des antidépresseurs ! Une étape plutôt difficile avec une grosse peur de rechuter. Quelques semaines après, j’ai fait le choix de reprendre une thérapie, une décision pas évidente à prendre quand on a été suivie par une mauvaise personne lors du creux de la vague, et donc n’avoir été aidée par personne au moment où cela était indispensable…



La semaine dernière, j’ai achevé ma deuxième année dans la même école avec le même niveau. Je savoure la sérénité que procure le fait de rester dans le même établissement. Toutefois, je sais que le combat n’est pas terminé et que des fragilités demeurent. Cela n’est pas toujours simple à accepter, car la dépense d’énergie est très coûteuse et la fatigue bien présente par moments…


Aujourd’hui, je suis encore en reconstruction avec de nombreux moments de retour de plein fouet dans le passé, beaucoup de culpabilité sur ces dernières années…

Encore beaucoup de doutes, questionnements, de peurs et craintes… J’ai profondément perdu confiance en moi, mais également confiance en les autres, au point de tout ou presque gardé pour moi… Accepter les mains tendues, le soutien des autres… est très difficile tant ma confiance a été mise à mal…



Mais je témoigne surtout pour montrer que l’on peut s’en sortir ! Certes, cela est loin d’être simple, car ça nécessite de bouger énormément dans son fonctionnement, sa connaissance de soi…afin d’éviter une rechute… Pour ma part, j’ai songé à démissionner mais j’adore mon métier (et je voulais pas agir sur un coup de tête surtout lors de ma première année), et ayant pu reprendre dans des conditions sereines, je ne regrette pas mon choix. De plus, il me semble essentiel d’être aidé pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là mais surtout pour éviter de retomber dans nos mauvais comportements, une fois que nous reprenons le travail. Il est vrai que la thérapie peut être difficile, elle nous pousse dans nos retranchements, au plus profond de nous… Mais elle nous apprend énormément et nous fait parfois découvrir des choses sur nous.

Beaucoup de courage à toutes les personnes traversant un burn-out ! Sachez que vous n’êtes pas seul !

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« J’étais dans une précarité et c’est à partir de ce moment-là que tout a dégénéré. »

Temps de lecture : 1 min 32 s

Ma dernière expérience m’a complètement chamboulé, j’ai subit du harcèlement de mes collègues de boulot mais également de ma direction, une pression constante de vite finir les tâches et une charges de boulot interminable.

Il devait mettre fin à ma période d’essai pour le poste de téléprospectrice qui ne me plaisait absolument pas mais j’étais dans une précarité et c’est à partir de ce moment-là que tout a dégénéré. Les collègues de boulot m’ont pistonné pour passer au poste assistante commerciale, et la clairement n’était leur bonniche, leur assistante à elles… Et j’étais payé largement moins qu’elles…

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« Nous ne sommes pas compris par l’entourage, peu de prise en charge financière, c’est double peine. »

Temps de lecture : 1 min 42 s

Je suis « tombée », réellement tombée, encore, cette fois en saluant mon président lors de la soirée de fin d’année, c’était en janvier 2019.


Mon 1er réflexe a été de d’aller consulter mon ostéopathe en pensant à une fragilité de mes chevilles et il me dit : MMe V. vos chevilles vont très bien, je pense que c’est votre tête qui vous lance des alertes.

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« C’est aux victimes qu’on dit de faire un effort »

Temps de lecture: 2 min 53 s

Bonjour ! Alors voilà mon histoire. Bien sûr dans tous les cas sous couvert d’anonymat 😊 car aujourd’hui encore j’ai une appréhension : l’entreprise pourrait-elle me poursuivre si je parle de mon expérience, même si je ne l’a nomme pas. Pour dire l’effet qu’ils m’ont fait.

J’avais changé de boîte et avais trouvé ce poste, intéressant, challengeant. J’étais motivée et donnais beaucoup dans le travail. C’est bien moi ça. Et les résultats ont toujours été au rendez-vous.

Et puis mon responsable, j’ai compris qu’il était particulier, pas forcément très apprécié et il jugeait beaucoup les autres services. Il s’estimait toujours mieux. Au début je ne comprenais pas trop. On était 3 puis 4 dans son équipe et l’une des personnes était comme lui, avide de pouvoir et en quête perpétuelle de reconnaissance finalement, avec la fâcheuse habitude de blesser l’autre pour se sentir mieux, d’une manière ou d’une autre, qu’on le remarque, ou à peine. Celle-ci était aigrie et manipulatrice. Ils s’entendaient bien. Voilà pour le décor.

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« Je n’ose pas en parler autour de moi. »

Je suis actuellement en arrêt pour burn out à la suite d’un harcèlement au travail.

Je n’ose pas en parler autour de moi car je serais vu comme quelqu’un qui ne supporte pas le travail en équipe ou qui n’arrive pas à supporter la critique.

Depuis plusieurs mois déjà je subis réflexions sur réflexions toute la journée sur mon physique, ma manière de vivre, ma vie …

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« Mon licenciement était purement et simplement motivé par ma grossesse. »

« Bonjour je voulais partager avec vous mon combat que je mène contre la RATP.

Je suis conductrice de bus à la RATP depuis 23/11/2018. Quand je leur ai annoncé ma grossesse gémellaire, j’ai été licenciée. Le motif de mon licenciement brutal était que j’ai renversé un cycliste (bien sûr c’est faux).

Après 1 mois de stress et d’angoisse de la part de la RATP, j’ai perdu mes enfants à presque 5 mois de grossesses. Et la RATP n’a rien trouvé de mieux à faire que de me réintégrer comme si de rien était.

Aujourd’hui j’ai toutes les preuves nécessaires qui prouve que mon licenciement était purement et simplement motivée par ma grossesse. J’ai poursuivis la RATP pour licenciement abusifs, discrimination et diffamation. J’avais une audience le 01/09/2020 mais la RATP a demandé un report d’audience. Ma prochaine audience est le 04/12/2020. Depuis la médiatisation de mon histoire, nous somme au moins 20 femmes dans le même cas. A savoir des licenciements abusifs.

Voilà mon combat pour mon honneur et celui de mes enfants 👼🏾👼🏾 »

On en parle dans la presse :

https://www.revolutionpermanente.fr/Licenciee-apres-l-annonce-de-sa-grossesse-une-conductrice-de-bus-perd-ses-jumeaux-et-poursuit-la

https://www.bfmtv.com/paris/une-salariee-accuse-la-ratp-d-avoir-voulu-la-licencier-parce-qu-enceinte_VN-202009110162.html

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3495434910513977&id=493761647348000

https://www.facebook.com/RevolutionPermanente.fr/videos/390146392169100

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A ce sujet…

Grossesse au travail sans discrimination

Quand la grossesse ou la maternité pose problème dans votre vie professionnelle : ce n’est pas normal ! Alors, dans une démarche de prévention, je vous propose quelques informations qui pourraient servir à certaines d’entre vous/nous.

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Témoignage vidéo

De ce qu’il voulait faire quand il était petit à l’après burn-out, Alex, nous raconte son parcours.

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« Vous vous dites « allez tiens bon tu vas y arriver », et c’est également ce que vous dit le management, alors vous y croyez. »

Dans mon travail en tant que chef de projet, je suis pris en permanence au milieu de tout le monde. Il y a d’un côté les clients qui veulent tout pour demain, les équipes qui ne sont pas disponible, le management qui dit que vos projets ne sont pas prioritaires et vous êtes au milieu de tout cela et vous devez composer avec. Donc vous essayez de répondre au mieux au client pour ne pas le perdre et le satisfaire, et pour cela, vous réfléchissez toute la journée à ce que vous allez répondre et surtout comment, en se mettant à sa place.

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« Pourquoi moi, si courageuse et ayant une conscience pro, je dois me mettre en arrêt ? »

Après 15 années de restauration rapide, j’ai eu besoin de changer de direction. Mais j’ai pris de mauvaises routes qui ont commencé à me décourager mais vie de travail et vie de couple s’entendaient mieux. Puis j’ai trouvé un CDI au début, c’est nouveau, hâte d’apprendre même si très peu de formation et au fur et à mesure des mois : la hantise, l’angoisse, des rayons rajoutés qu’il faut remplir, rendre propre, mettre les étiquettes, faire l’allée centrale bref je me noie et sombre début décembre. Pourquoi moi, si courageuse et ayant une conscience pro, je dois me mettre en arrêt ? Car ma tête n’arrive plus à gérer, crise d’angoisse, pleurs, pensées absurdes. Je m’en veux d’être en arrêt, de cet échec. Essaie de remonter cette pente avec le médecin, le psy, l’entourage et un projet de reconversion.