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Entreprise inclusive

Les bénéfices d’une entreprise inclusive

Oui, une entreprise inclusive, c’est 3 fois plus de chance d’être heureux au travail !!! 🌈☔

Des chiffres parlants

Et d’après l’étude du cabinet Deloitte : « les entreprises qui pratiquent une politique inclusive génèrent jusqu’à 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire par salarié et une profitabilité supérieure à celle de leurs concurrents« .

Le BIT, lui, (Bureau International du travail) affirme que les organisations ont 60 % de chances supplémentaires de voir leurs profits et leur productivité augmenter, d’avoir une meilleure réputation, de mieux attirer et conserver les talents, d’engendrer plus de créativité et d’innovation…

Bref, voilà des chiffres bien motivants pour les employeurs qui tardent encore à instaurer un climat bienveillant pour chacun. 😊🤞

Une entreprise inclusive, c’est quoi concrètement ?

C’est une organisation qui met en place des actions visant à prévenir les discriminations et le harcèlement vis-à-vis du handicap, de l’âge, de l’origine sociale ou la culture, du genre, de l’orientation sexuelle, de l’apparence physique ou encore à la situation sociale.

Avant on parlait d’intégration, maintenant on va (un peu) plus loin, on parle d’inclusion.

Un jour, j’espère, on ne parlera même plus de « différence », on s’acceptera tous les uns les autres, avec nos particularités…

Employeur, tu patauges dans la semoule avec tout ça ?

Tu as été discriminé et tu souhaites témoigner ?

💜

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Changement pour un travail vivant

Temps de lecture : 2 min

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis

Alors que je me posais des questions sur mon choix d’orientation, une prof à la fac d’économie m’a dit : « tu sais, du travail, il y en a ». Nous étions en 2012, encore en pleine crise économique. Cette phrase me trotte encore dans la tête et je la partage souvent avec celles et ceux, qui me partagent leurs craintes concernant leur avenir professionnel.

C’est vrai, du travail, il y en a.

D’après les derniers chiffres officiels, au total, on compte 264 400 emplois vacants au 2e trimestre 2021 en France.

Ce nombre augmente de 21 % par rapport au 1e trimestre 2021, cette hausse étant particulièrement marquée dans le tertiaire marchand, la construction et l’industrie. [Source : DARES – l’enquête Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre (Acemo) trimestrielle pour les entreprises de 10 salariés ou plus.]

En juin 2021, le seuil du million d’offres sur Pole Emploi a été dépassé plusieurs fois, c’est inédit ! Et si une personne sur deux souhaite se réorienter, ce n’est pas pour rien. La conjoncture nous pousse à le faire.

C’est la grande rotation.

Comme la nature change, évolue, grandie, nous faisons de même pour nous adapter au mieux à ce nouveau monde.

La reconversion professionnelle / orientation professionnelle en 2021 en France.

Travailler, ce n’est pas seulement produire ou fabriquer, ce n’est pas seulement transformer le monde, c’est se transformer soi-même et, dans le meilleur des cas, s’accroître soi-même, construire sa santé et son identité » (Molinier, 2002).

Le sens au travail, ce n’est pas nouveau. Ou plutôt la perte de sens devrais-je dire. Mais cet intérêt était réservé au domaine psychologique et aux sciences de gestion, rares étaient les économistes qui prenaient en considération l’humain parmi les facteurs capables d’influencer le système. C’est d’ailleurs pour cela qu’après ma licence d’économie, je me suis réorientée vers les ressources humaines puis vers l’accompagnement au changement, toujours guidée par l’envie de démontrer l’importance :

  • de nos aspirations,
  • de nos envies,
  • de nos talents,
  • de nos compétences,
  • de notre potentiel dans la société, et dans le monde plus généralement.

Certaines théories en ce sens, ont tout de même vues le jour, à l’image de celle proposée par Mary Parker Follett par exemple. Mais ces approches jugées trop humaines, trop sensibles, trop bisounours, trop féminines, trop altruistes, sont mises de côtés voir étouffées.

La paie ne fait pas tout

Mais autour 2010, avec le nombre croissant d’épuisements professionnels, les recherches s’orientent vers le sens du travail.

Eh oui, même très bien payé, les êtres humains s’épuisent.

C’est à ce moment là que l’obsession de l’intérêt pécunier comme unique facteur de motivation fait place à tout le reste. C’était comme si cette dichotomie entre un bonheur au travail hédonique (conditions de travail, salaire) et un bonheur au travail eudémonique (épanouissement, développement), comme le proposait Herzberg en 1959, commençait à disparaître.

Il est grand temps d’arrêter de choisir entre l’économie ou le social, entre l’argent ou le bonheur, stop.

Aujourd’hui, avec la libération de la parole, les nombreux témoignages, il est facile de constater que les plaintes des travailleurs ne proviennent pas – en majorité – de problèmes financiers. Et les études le prouvent, notamment celle intitulée « Quand le travail perd son sens » de Thomas Coutrot et de Coralie Perez parue en août 2021, dans laquelle il est convenu que les trois dimensions constitutives du sens du travail : le sentiment d’utilité sociale, la capacité de développement et la cohérence éthique ont une influence accrue sur les reconversions professionnelles mais également sur le nombre de jours d’absence pour maladie.

Il est donc essentiel de participer au développement des potentialités et de créer une véritable utilité sociale pour les organisations et pour les travailleurs. Redonner du sens au travail, c’est lui redonner de la vie.

Un travail vivant

Le travail vivant se différencie du travail aliéné car aujourd’hui « la question de la vie et de la mort ne peut plus se poser en dehors d’un questionnement sur l’organisation du travail elle-même » (Sidi Mohammed Barkat, 2010)

Le travail vivant, l’accomplissement de soi, l’expression du plein potentiel : c’est surmonter la difficulté de la tâche, c’est sortir victorieux et renforcé de la confrontation avec la résistance du réel ; cela signifie, à la fois, augmenter les pouvoirs d’action, de perception et de sensibilité de la personne, et ainsi accroître le sentiment d’identité psychique qui en résulte, en tant que maîtrise de son pouvoir vital (Dejours et al., 2018, p. 90).

Pour en savoir plus sur le « travail vivant »

Un mot pour toi si tu doutes encore

Et on ne le dit pas assez (je trouve) mais tu as le droit, le droit de changer d’avis.

Peut importe ton âge, l’orientation professionnelle évolue toute la vie, les premiers choix que tu fais / tu as fais ne détermine pas forcément tes choix et tes opportunités futures – heureusement !

Tu as le droit d’avoir envie d’autre chose, tu as le choix de ne plus vouloir être la même personne qu’avant, tu as le droit de suivre ton instinct, les nouvelles tendances ou tes nouvelles envies.

Tu peux avoir fais un BAC+5 et décider de faire un CAP (ou l’inverse). Tu peux reprendre une formation à tout moment. Tu peux avoir fais une grande carrière dans un secteur et décider de redémarrer à zéro dans un nouveau domaine. Tu peux vouloir te lancer et tenter l’aventure de l’entreprenariat même si le salariat semble moins risqué.

💜 Ce qui te plaisait peut ne plus te plaire.
💜 Tu peux faire ce que tu veux.

L’avis de ton entourage, de ta famille, de tes parents, de tes amis, de la société, c’est important c’est vrai, difficile de ne pas être influencé, mais ne laisse pas tes peurs et celles d’autrui freiner tes rêves. Laisse toi guider par ton cœur (en essayant d’avoir la tête froide bien sûr). C’est super de se réorienter, d’essayer de nouveaux métiers (même moins payé ou moins qualifié), de faire de nouvelles formations. C’est évolution, l’agilité, l’adaptation, la liberté.

Début d’une nouvelle vie ? Tu fais partie des 50% qui a envisagé, initié ou réalisé une reconversion ? Que t’inspire ces chiffres ? Racontes moi 💜


Tu souhaites changer d’orientation professionnelle ?

Racontez-nous ce qui vous a poussé à vouloir vous réorienter, comment ça se passe, les bénéfices, les difficultés, vos questionnements, votre expérience peut aider ! Aucune information personnelle n’est requise, c’est totalement anonyme et gratuit 💜

TravailEcoute.com

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On prend le temps pour vous (objectif : trouver une solution en 1 séance) :

Equoot.com – Facilitatrice de vie pro

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Les différentes façons de trouver son bonheur

Que se soit dans la sphère professionnelle ou dans la vie personnelle, nous sommes (plus ou moins) guidés par la quête du bonheur, par la satisfaction des plaisirs et par la recherche d’un certain apaisement au travail.

Comment trouve-t-on son bonheur ?

3 visions différentes et complémentaires

Les philosophes ont réfléchi avant nous à ces questions. D’après leurs recherches, il semblait qu’il existe différentes façons d’aborder le bonheur, des plus matérialistes et individualistes aux plus idéalistes et universalistes. Nous en avons retenu 3 parmi elles : l’hédonisme, l’épicurisme et l’eudémonisme.

* Le nihilisme est une théorie philosophique qui affirme l’absurdité de la vie, l’inexistence de la morale et de la vérité (l’opposé de la quête de sens)

Tu es plutôt hédoniste, épicurien.ne ou eudémoniste dans ta quête du bonheur ?

Et pour trouver le bonheur au travail, tu es plutôt :

1/ à t’investir tout le temps, à apprécier des « petites choses » (des moments avec les collègues, des réussites, un lieu de travail), à chercher le kiff partout, le plaisir avant tout sans te prendre la tête


2/ à apprécier d’avoir (déjà) un travail pour te nourrir et payer ce que tu as à payer, à chercher à être en bonne santé et c’est déjà bien


3/ à chercher un boulot qui te correspond, qui colle à ton fonctionnement, à tes valeurs et dans lequel tu parviens à t’épanouir

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Plus de philo :

Le stoïcisme contre le burn-out ?

Et si le stoïcisme permettait d’éviter le burn-out et/ou de se remettre d’un épuisement professionnel ? Epictète (50-125 ap. J.-C) est un philosophe grec stoïcien, ancien esclave… Il n’a rien écrit mais ses élèves ont transmis des notes de cours, que l’on retrouve dans le «Manuel», avec les principes stoïciens permettant à l’homme de se… Lire la suite Le stoïcisme contre le burn-out ?

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Le burn-out, un cadeau de la vie ?

Temps de lecture: 7 min 3 s

Pour positiver, c’est ce que j’aime me dire.

J’aime me convaincre que cette expérience du burn-out m’a servie, comme toutes les épreuves de la vie, j’essaie de transformer les « échecs » en leçon.

Comme vous le savez, je rêve de bonheur au travail depuis toujours, alors j’ai fais des études le domaine du management afin d’être RH et, un jour, pouvoir proposer mes services de conseil auprès des organisations. Alors oui, mon burn-out m’a permis de voir l’envers du décor, de ne plus être le bourreau mais la victime. Même si j’étais déjà sensible au bien-être au travail, au début de ma carrière RH, ce burn-out est venu comme pour « confirmer ma vocation » et savoir VRAIMENT de quoi je parlais. Après la théorie, la pratique donc. Cool ! L’épuisement professionnel m’offrait donc l’opportunité de « m’aligner davantage avec mon projet pro ». Super !

Merci le burn-out, je suis plus déterminée que jamais.

C’est le sens que je donne à ce qu’il m’est arrivé. Et nous sommes nombreux dans ce cas là (voire de plus en plus), à avoir vécu un burn-out et à vouloir aider les autres.

Petit aparté : outre le fait que, l’avoir vécu ne suffit pas à comprendre tout ce que cela implique – faire la promotion de son burn-out comme pour se sentir légitime à parler de ce sujet, cela pose problème (à mon sens et au sens d’Aude Amarrurtu, ex DRH, qui rappelle que « dans la mesure où en entreprise beaucoup exercent des fonctions de management, ils pensent savoir, tout savoir du management, et par extension, des ressources humaines. » – excellent article à retrouver au bas de cette page1).

De façon plus générale, même si de très beaux projets attendent ceux qui souffrent au travail, la glorification de cette épreuve masque la réalité de l’ampleur du phénomène et nous allons en parler… Car non, le burn-out n’est pas un cadeau de la vie et le laisser penser est SUPER dangereux (en tout cas, c’est ce que je pense aujourd’hui, et je vous explique pourquoi).

Ce cadeau empoisonné, je m’en serai bien passé.

J’aurais préféré ne jamais souffrir à cause du travail.

Je regrette le temps de ma détermination sans limite, une détermination insouciante, presque inconsciente. Je repense à ces années, avant mon burn-out, où j’avais déjà l’impression d’avoir déjà trop attendu. J’étais dans les starting-blocks, comme une balle de flipper, prête à partir. Je me rêvais RH, à l’écoute, bienveillante avec les salariés. J’étais CONVAINCUE que j’étais faite pour ça. Et que ce métier était fait pour moi. Telle une véritable native de la génération Y, adepte du développement personnel, c’est décidée à changer le monde que j’ai intégré la sphère professionnelle.

Mais le burn-out a réduit en cendre : mes aspirations, mes rêves, mes ambitions, mes croyances. Je ne suis plus certaine de pouvoir exercer mon métier selon mes valeurs (d’ailleurs, l’un des symptômes de l’épuisement professionnel, c’est le cynisme). Le choc entre mes aspirations et la réalité a été tellement violent… C’était l’anéantissement d’années à rêver, à espérer, à croire que je pourrais participer à changer les choses en apportant ma valeur ajoutée…

Alors oui, le monde est tel qu’il est ; et il faudrait faire avec… Si j’avais été cynique de nature, davantage « les pieds sur terre », je n’aurais peut-être pas été si déçue du monde du travail. Mais j’avais tellement envie de bien faire que si quelqu’un m’avait prévenu que mon champ d’action serait limité, j’aurais probablement foncé de la même manière, voire pire. Je ne sais pas.

Combien de vocations sont tombées ainsi ? Est-ce une bonne chose de nous ramener à la réalité ?

A mon sens, le burn-out, c’est un gâchis, un drame, un meurtre à petit feu. On a cru Confucius lorsqu’il disait « choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » mais combien ont choisi un travail qu’ils aiment et en arrivent, pourtant, au point de ne plus pouvoir l’exercer ?

Au-delà des ambitions déchues (qui, soit dit en passant, amenuisent la force productive et créative de notre pays, du monde du 21ème siècle en général), le burn-out avale sur son passage : la confiance en soi, en autrui, en l’avenir. Combien en sont venus à douter du lendemain, de leur orientation professionnelle, de leur mission sur terre, de l’existence de l’humanité dans ce monde guidé par l’opportunisme, l’individualisme et la cupidité ?

On ne parle même pas des conséquences du burn-out sur les amitiés et les familles…

C’est par un épuisement professionnel qu’on remercie les bons travailleurs ?!

Si c’était vraiment un cadeau…

Si le burn-out était un cadeau de la vie, je n’aurais pas eu peur d’en parler. Je n’aurais pas eu peur de me faire assassiner, lorsque j’étais dans le taxi à Paris en route pour l’interview, de peur que mon ancien patron veuille me faire taire. Je ne craindrais pas pour ma carrière d’avoir pris la parole publiquement pour dénoncer ce fléau. Je n’aurais aucune gêne à aborder le sujet lors de mes entretiens, avec mes nouveaux employeurs ou avec mes collègues de travail.

Si le burn-out était un cadeau de la vie, je n’aurais pas été hospitalisée, je n’aurais pas perdu 10 kilos et mes muscles avec, je n’aurais pas pris des antibiotiques pour rien, je n’aurais pas perdu certaines capacités physiques.

Si le burn-out était un cadeau de la vie, on ne soignerait pas toute une population à coup d’anxiolytiques pour réussir à la vivre, la vie.

Et puis il y a toutes ces petites conséquences, comme les difficultés à se concentrer, la peur du jugement, la re-vérification 100 fois de son travail, le sentiment d’être réellement inapte au travail (au monde du travail) et tant d’autres séquelles dont je n’ai peut-être pas conscience… Quand on a vécu un incendie, on regarde toujours les flammes d’un œil craintif et on sent d’odeur de brûlé à des kilomètres. L’épuisement professionnel, c’est pareil. C’est un traumatisme. Rien ne sera plus jamais pareil.

Alors oui, je suis « remontée » en selle après cette mauvaise expérience. J’ai essayée d’être cette RH que j’aime être et que les salariés aimaient voir. Je me suis fait violence pour mettre le cynisme de coté et récupérer mon envie d’apporter un peu de bonheur au travail ; mais une fois n’est pas coutume, le monde du travail est tel qu’il est. On est là pour faire de l’argent et pas du social. Je regardais régulièrement l’état de mes mains et de mes jambes, de peur de rechuter. Car oui, beaucoup rechutent (forcément, le monde du travail n’évolue pas beaucoup et trop lentement à mon goût). Et personne n’est heureux de voir revenir ce « cadeau »…

Donc est-ce vraiment une bonne chose de faire un burn-out ? Peut-on réellement tenir un discours pareil ?

Alors oui, le burn-out m’a permis de me mettre à la place des travailleurs qui souffrent, d’être une RH encore plus sensible, de créer TravailEcoute, de vivre le harcèlement moral et sexuel, d’avoir une vision claire de ce qui m’attend : SUPER.

Mais le burn-out m’a aussi « foutu en l’air » comme m’a dit ma mère.

La banalisation empêche le progrès

Tout le travail sur soi qu’il faut faire pour se reconstruire après, c’est un parcours du combattant ! Certains se remettent sur pied plus vite que d’autres. Réussir à transformer le burn-out en opportunité, c’est génial. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Beaucoup restent à terre pendant des années et dans une extrême solitude ; même guérit, on n’en ressort jamais indemne. Chaque histoire est différente et chaque expérience à un impact spécifique.

La promotion du burn-out comme cadeau de la vie peut être motivante, certes. Mais aussi culpabilisante, stressante et angoissante pour ceux qui n’ont pas la chance ou les moyens d’y parvenir. Les inégalités dans la prise en charge de l’épuisement professionnel sont énormes puisque tout dépend de l’organisation dans laquelle on travaille et après un burn-out chacun se débrouille comme il peut (d’où l’intérêt de faire reconnaitre le burn-out comme maladie professionnelle, car en effet, cela permettrait d’assurer un parcours de soin égalitaire pour tous les souffrants).

Et puis, je crois que la glorification de ce traumatisme participe à l’inaction des employeurs et des autorités publiques.

C’est comme si on ventait les bienfaits des accidents de la route parce qu’une fois revenus d’entre les morts, on apprécie la vie. OK MAIS NON EN FAIT. Rares sont les accidentés de la route qui diront merci, à l’automobiliste ivre et sans permis, du cadeau qu’il lui a fait. Pour les brulés du boulot, c’est pareil.

Je n’arrive pas à dire merci pour ce burn-out, je suis toujours prudente à ce sujet. Je préfère dire merci à la vie, à ma bonne étoile qui m’a sauvée de l’hôpital, à mon entourage et mes collègues de travail qui m’ont supportée pendant cette épreuve. Je crois qu’eux ne sont pas ravis de ce qu’il m’est arrivé et je parlerai prochainement de l’impact sur l’entourage (si vous souhaitez témoigner en ce sens, n’hésitez pas à m’écrire).

Outre la vision personnelle des individus, cette « banalisation » voire « glorification » du burn-out participe à grande échelle, à la normalisation de comportements nocifs pour la vie d’autrui : ce qui est – à mon sens – contreproductif pour la lutte contre le mal-être au travail.

Si le burn-out était un cadeau de la vie, pourquoi on cherche à améliorer les choses ? Si ce cadeau est si précieux, pourquoi les employeurs s’attèleraient à protéger la santé mentale des travailleurs ? Faisons même plusieurs burn-out pour être bien sûr que le problème vient de nous et non pas de la société ! Laissons faire alors et voyons ce que cela donne ?

Pour aller plus loin, Camille la créatrice du blog Travail En Question (qui a déjà témoigné sur TravailEcoute) donne son avis à ce sujet !

Mon burn-out, je lui dis merci – Camille de Travail En Question

1 Coup de gueule d’une praticienne RH – Aude Amarrurtu

Vous en pensez-quoi vous ?

Burn-out, cadeau de la vie ou pas ?

Donnez votre avis ! Nous le partagerons anonymement !

A propos de moi…

Je m’appelle Lucie.

Je suis RH, psychosociologue et la créatrice du site internet TravailEcoute.com

J’ai obtenu une licence d’économie, un master de management international et stratégique des ressources humaines ainsi qu’un diplôme pour accompagner le changement organisationnel et personnel.

Mes premiers travaux concernant les risques psychosociaux datent de 2012 pourtant cela ne m’a pas empêché de connaitre le harcèlement (sexuel et moral) et le bore-out jusqu’à épuisement.

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Quelques exemples

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La drogue au travail

Temps de lecture: 3 min 22 s

C’est un phénomène que l’on a vu se développer au cours des années 1990-2000 : on est passé d’un monde du travail relativement ‘cool’, avec ses certitudes, à une ambiance sauvage et cette notion de compétition, l’obligation de faire toujours plus de bénéfices.

Dr Hautefeuille, auteur de Drogues à la carte.

Les conditions de travail joueraient donc sur la prise de drogue et la santé en général des travailleurs ?

Eh bien oui.

Selon une étude du cabinet GAE Conseil, en 2019, 44 % des salariés français estiment « fréquentes » les pratiques addictives dans leur milieu professionnel.

Mais depuis quand les addictions frappent les travailleurs, pourquoi nous en sommes arrivés là, quelles sont les causes et les conséquences, qui peut agir ? Nous allons essayer de répondre à ces questions.

Qui sont les « dopés du quotidien » ?

La présence de l’alcool dans certains secteurs professionnels est connue de tous.

On sait que 7,7 % de population consomme quotidiennement de l’alcool selon le Baromètre santé 2010 de l’INPES1.

Outre l’alcool, c’est la consommation de cocaïne sur le lieu de travail qui semble augmenter : son usage parmi les actifs est ainsi progressivement passé de 0,3 % en 2000 à 0,9 % en 2010, et son expérimentation de 2,0 % à 4,3 %. Ce sont les milieux de la restauration, de l’information/communication, et des arts et spectacles qui sont particulièrement consommateurs de ce type de drogues.

Plus récemment, le Baromètre santé de 2014 a montré que les 18-34 ans, eux, sont davantage concernés par la consommation de cannabis que la plupart des travailleurs1 ; et depuis 2017, nous savons que 14,3% des apprentis âgés de 17 ans, en font l’usage régulier.

(on attend les chiffres pour 2020 et 2021…)

Ici, le but n’est pas de culpabiliser les personnes, au contraire !

L’idée est l’alerter les employeurs sur les conditions de travail. Car oui, le travail peut avoir une influence sur la consommation de drogue et, elle-même, impacte le travail. Un cercle vicieux, tabou et dangereux.

Je n’ai pas vu une augmentation de la consommation de drogue, en revanche, c’est la façon de consommer qui est différente : les gens se droguent pour venir travailler.

Fabienne Alcaix, médecin du travail

Les employeurs, quel rôle à jouer ?

Plus du tiers des fumeurs réguliers, 9,3 % des consommateurs d’alcool et 13,0 % des consommateurs de cannabis déclarent avoir augmenté leurs consommations à cause de problèmes liés à leur travail ou à leur situation professionnelle au cours des douze derniers mois1.

On ne peut pas dire que les employeurs ne sont pas informés de l’ampleur du problème.

En effet, 91 % des dirigeants, encadrants et personnels RH et 95 % des représentants du personnel/syndicats déclarent que les salariés de leurs structures consomment au moins un produit psychoactif 3.  

Ils sont donc informés du problème mais ont-ils conscience d’en être la cause ? Que font-ils pour le bien-être des collaborateurs ? Si les addictions sont parfois considérées comme des « béquilles » pour survivre, la consommation de drogue peut réellement causer des problèmes sur le travail des autres.

Un exemple de comment aborder le sujet du cannabis avec les apprentis :

Apprentis et cannabis: Comment réagir ?

Et comment endiguer le problème si même le dirigeant est, lui-même, drogué régulièrement ?

Le tabou à ce sujet ne fait qu’augmenter les conséquences de ce fléau.

Exemple : Un patron, sous emprise de stupéfiant rentre dans un bureau, super puissant, vantard, clacheur et hyperactif, il adopte un comportement inapproprié et insensé, il pose des questions sur la vie sexuelle de ses employées, il met la pression à ses collaborateurs comme si sa vie en dépendait, comment réagir si on n’est pas informé qu’il est sous l’emprise de la drogue ?

Et si les politiques pouvaient faire quelque chose ?

Les employeurs sont informés mais n’agissent pas. Le serpent se mord la queue. Alors comment faire de la prévention dans ces cas-là ? Et si le problème était politique ?

Nous savons que le rythme de travail soutenu (plus de 40h par semaine) a une influence sur les addictions, mais pas seulement. Les heures supplémentaires peuvent être à l’origine de troubles psychiques, d’anomalies lors de la grossesse ou d’altérations de l’état général (comme l’asthénie). C’est pour cela que certains professionnels s’attachent à « démontrer que la limitation du temps de travail était fondée« , comme dans cet article, paru au mois de mars 2020 4.

Pourtant, même si les autorités publiques savent que les travailleurs encourent de graves dangers en faisant des journées à rallonge, et malgré le fait que nos ainés se sont battus pour obtenir plus de temps de loisirs (cf. 8h de travail) ; le gouvernement français, toujours en mars 2020, a autorisé de porter la durée du travail à 60 heures par semaine (soit 12h par jour) pour certains secteurs5. Cette augmentation du temps de travail est valable jusqu’au 30 juin 2021…

On peut se demander quelles seront les conséquences de telles décisions sur la prise de stupéfiants et sur le bien-être plus généralement.

Voici un témoignage qui illustre cette situation :

Vous souhaitez témoigner vous aussi ?

Sur TravailEcoute c’est possible, anonyme et gratuit.

Sources :

1 INPES, Baromètre Santé consacré aux consommations de substances psychoactives en milieu professionnel.

2 Enquête ESCAPAD 2017 (France métropolitaine), OFDT

3 Une enquête de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT)

5 Durée du travail d’un salarié à temps plein | service-public.fr (service-public.fr)

Lignes téléphoniques | Mildeca (drogues.gouv.fr)

Sur TravailEcoute :

  • Vous pouvez vous exprimer librement sur le travail, partager votre expérience, vos conseils, vos coups de gueule, vos aspirations.

On ne vous juge pas, on ne vous fera jamais sentir coupable, on vous lira avec bienveillance.

  • Vous trouverez des histoires probablement similaires à la vôtre si vous avez déjà souffert au travail et si vous ne vous êtes pas senti écouté.
  • Vous pourrez également découvrir des articles au sujet du monde du travail car je crois qu’au-delà de nos vécus personnels, le système en général mérite d’être remis en question et en attendant que la sphère professionnelle évolue vers plus de compassion, je propose quelques conseils pour « survivre » au travail.
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Le monde du travail de demain ?

Temps de lecture: 1 min 20 s

Au cours de mes études d’économie ou de management, j’ai beaucoup entendu parlé de personnages comme Fayol, Taylor, inspirant des modèles franchement pas motivant pour la milléniale/utopiste que je suis ; jusqu’à ce que l’un de mes professeurs nous parle d’une certaine Mary Parker Follett.

Révélation !

Henry Mintzberg, le « gourou » du management disait : « Imaginez, si nous avions passé la plus grande partie du siècle à suivre les enseignements de Mary Parker Follett au lieu de ceux de Fayol ! »

Mary Parker Follett est née à Boston en 1868. Une fois diplômée de Harvard, elle publie différents écrits avant de s’adonner au travail social. Tout au long de sa vie, Mary Parker Follett ne cessera de remettre en question le management, le leadership, le conflit en proposant des théories visant, notamment, à décomplexifier l’environnement professionnel.

J’adore ce pragmatisme, cette sensibilité, cette intelligence !

Trop peu connue à mon gout, je souhaite aujourd’hui partager avec vous quelques-unes de ces pensées sur le travail.

Management dans tout ses états

L’approche follettienne consiste à rapprocher des styles de management à différents états de la matière. En effet, selon Mary Parker Follett, les organisations pourraient passer l’un état solide à un état liquide, et pourquoi pas un jour, à celui d’évanescent.

C’est le monde de l’ordre et de la structure formelle

Les procédures, la hiérarchie pyramidale, l’autorité, l’expertise…

C’est le monde de l’adaptation à l’environnement

Le projet, la prise en compte de l’opportunisme, du temps et du mouvement, celle de la transversalité…

Un monde en quête de sens

Un monde sans maître, un monde sublimé ou vaporisé, dans un monde fait de remise en cause des élites politiques, religieuses et scientifiques. Un mode hyper-complexe, imprévisible, où l’incertain et le chaos se côtoient. C’est aussi un monde qui nécessite inspirations, intuitions, révélations… Quelque chose doit naître du désordre.

Quelques unes de ces pensées…

Pour aller plus loin :

Un environnement capacitant pour travailler efficacement

Le leadership follettien : un modèle pour demain ?

Vous rêver d’un monde du travail différent ? RACONTEZ NOUS !

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Grossesse au travail sans discrimination

C’est plusieurs témoignages que j’ai reçu, faisant état de discrimination au travail, en raison d’une grossesse annoncée ou connue.

En France, c’est une salariée sur quatre qui estime être victime de discrimination pendant sa grossesse (source : baromètre 2011 Défenseur des Droits/OIT).

Alors, dans une démarche de prévention, je vous propose quelques informations qui pourraient servir à certaines d’entre vous/nous.

Lire la suite « Grossesse au travail sans discrimination »
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L’ASTHÉNIE, quand la fatigue devient anormale.

J’ai découvert ce terme, l’asthénie, après mon burn-out lorsque j’ai lu le compte rendu d’hospitalisation.

Moi, je savais que la cause de mes symptômes physiques était liée à l’épuisement professionnel, mais aucun professionnel de la santé n’avait confirmé mon sentiment, celui d’être épuisé. Alors je voulais partager avec vous mes recherches à ce sujet.

Lire la suite « L’ASTHÉNIE, quand la fatigue devient anormale. »
Conseils, Divers, Mieux être

Le stoïcisme contre le burn-out ?

Et si le stoïcisme permettait d’éviter le burn-out et/ou de se remettre d’un épuisement professionnel ?

Epictète (50-125 ap. J.-C) est un philosophe grec stoïcien, ancien esclave…

Il n’a rien écrit mais ses élèves ont transmis des notes de cours, que l’on retrouve dans le «Manuel», avec les principes stoïciens permettant à l’homme de se libérer, et par-delà, d’atteindre le BONHEUR ! Oui, oui, rien que ça !

Ce n’est pas une philosophie comme les autres, elle n’est pas théorique, elle s’attache à la pratique.

Lire la suite « Le stoïcisme contre le burn-out ? »
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Environnement de travail « capacitant »

Les organisations, plus que jamais, sont confrontées à de nouveaux défis.

Même si nous sommes capables de travailler, dotés d’un savoir-faire, faut-il encore être « dans la mesure de faire » (c’est ce que l’on appelle la capabilité, terme utilisé par l’économiste et philosophe indien, Amartya Sen, prix Nobel de sciences économiques en 1998).

Mais ce « pouvoir d’être et de faire » ne dépend pas, uniquement, de nous. C’est pourquoi je ne donne jamais de « recette miracle anti-burn-out ».

En effet, nous pouvons détenir des capacités individuelles (avoir de l’expérience, avoir le désir d’agir, avoir une capacité de projection, être optimiste…) et ne pas pouvoir développer son potentiel. Dans ce cas-là, l’environnement de travail n’est pas « capacitant ».

Pour mettre en œuvre une capacité, l’environnement de travail doit offrir un contexte propice à l’accomplissement, en facilitant la mobilisation de plusieurs facteurs :

  • Facteurs individuels : sexe, âge, caractéristiques génétiques, expériences, niveau de formation
  • Facteurs sociaux : héritage social de l’individu, équipe de travail
  • Facteurs environnementaux : contraintes et opportunités géographiques et institutionnelles, contexte normatif et culturel, moyens techniques, organisation du travail…

C’est donc en aidant les personnes, à faire que ces facteurs deviennent de véritables ressources, qu’il sera possible de créer un contexte créatif et performant.

Créer un environnement de travail capacitant pour favoriser la créativité et la performance.

Qu’il s’agisse des étudiants, des soignants, des télétravailleurs, ou de ceux qui continuent à travailler dans ce contexte particulier qu’a créée le #COVID-19, tous participent aujourd’hui à forcer les institutions à devenir, non plus apprenantes, mais capacitantes. Au fond, je trouve ça plutôt cool. A voir ce qu’il en restera…

Cet article accompagne celui qui propose 6 points clés pour « être mieux » au travail (référence : travaux de Bénédicte Gendron que vous pouvez retrouver ici)

Et toi alors ?

Dirais-tu que ton entreprise, ton hôpital, ton école, ton lycée, ton collège, est capacitant ?