Jeunesse au bord du précipice, Les témoignages

« Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… »

Je viens d’être diagnostiquée en épuisement au travail depuis une semaine. Mon docteur m’a arrêté, jeudi et vendredi 18 et 29, veille de mes vacances.

Malgré les antidépresseurs et mon état tristesse permanente, avec un gros manque de motivation, j’ai repris ce matin. Je dois préciser que je fais de la RH et que je suis en pleine période de paie… Toute la matinée je me suis demandé ce que je faisais là… J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer, tout a été une épreuve… Dès qu’on me demandait si ça allait j’avais les larmes aux yeux…

Je n’ai pas envie d’y retourner demain mais il y a du monde qui compte sur moi et je n’ai pas, en plus, envie de cumuler plus de retard car personnes ne me remplacera sauf pour minimum…

Personne ne me comprend… Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… Je me dis que, s’il m’arrivait quelque chose, j’aurais une bonne excuse pour ne pas aller bosser…. Désolé je ne suis pas très optimiste !


Si des personnes me comprennent qu’elles n’hésitent pas à me raconter leurs histoires.

Divers

Quand les chiffres parlent…

36% des interrogés auraient déjà fait un « burn-out », soit une personne sur trois.

D’après une enquête menée en 2016 sur 200 000 personnes, 36% des interrogés auraient déjà fait un « burn-out », soit une personne sur 3 (source : Parlons Travail – CFDT). C’est ENORME ! C’est BEAUCOUP trop. Le taux s’élève à 54% chez les chômeurs. Comment avoir envie de travailler après avoir été déçu par le monde du travail ? Pourquoi la société actuelle s’enlise dans un système productif parfois inhumain et vide de sens ? Le burn-out n’est pas une affaire isolée, lorsqu’une personne sur trois est touchée, c’est un problème de grande ampleur.

La cause ? La difficulté à être écouté, à pouvoir s’exprimer, à pouvoir se plaindre, à donner son avis, à remettre en question l’existant… Et qu’en est-il de la liberté d’expression ? Le burn-out ne doit pas être un tabou. La honte doit changer de camp. La sensibilité de chacun doit être prise en compte, avec bienveillance et sans jugement, pour qu’enfin les choses changent positivement. Retrouvez les 3 symptômes de l’épuisement professionnel ici.

La « lucidité » est définie dans le Larousse comme « l’état de quelqu’un qui a toute sa conscience. Qui juge, voit clairement, objectivement les choses dans leur réalité ». Les salariés sont-ils plus lucides que les dirigeants d’organisations ? 7 personnes sur 10 le pensent, soit plus de 70% des personnes ayant répondu à l’enquête (source : Parlons Travail – CFDT). Et vous, qu’en pensez-vous !? Racontez nous ici.

Peut-on être heureux au travail lorsque l’on passe plus de temps à rendre des comptes qu’à réellement créer de la valeur ajoutée ? A ce jour, deux personnes sur cinq, ayant répondu à l’enquête estiment être dans ce cas-là (source : Enquête Parlons Travail – CFDT). D’ailleurs, les hommes semblent être plus nombreux à déclarer « parfois, j’ai l’impression que je passe plus de temps à rendre des comptes qu’à travailler » que les femmes (46% contre 42% pour ces dernières). Et vous ? Partagez-vous ce sentiment ? Acceptez-vous facilement de devoir justifier votre travail ? Venez donner votre avis et partager votre opinion, librement et anonymement, ici.

58% des personnes ont répondu « oui » à l’affirmation suivante : « Il m’est déjà arrivé de pleurer à cause de mon travail » (source : Enquête Parlons Travail – CFDT). Et vous ? Avez-vous déjà pleuré à cause de votre travail ?
Tout ce qui n’est pas exprimé est imprimé. Exprimez-vous, librement et anonymement en cliquant ici.

Un salarié qui est écouté aurait 1,5 fois moins de chances d’éprouver un syndrome dépressif qu’un salarié qui est simplement écouté.

Les journées au travail peuvent être très longues, ce sont ces petits détails du quotidien qui, accumulés, fatiguent petit à petit. Pourtant, d’après les statistiques de l’institut DARES, un salarié qui est écouté aurait 1,5 fois moins de « chances » d’éprouver un syndrome dépressif qu’un salarié qui est simplement écouté. L’écoute permettrait de vaincre le burn-out ?

Que l’on soit déjà arrivé au point de rupture ou de plus en plus affecté par des évènements liés au travail, il est essentiel de se libérer, quotidiennement ou à postériori. Suite à mon histoire, j’ai compris qu’il était préférable de mettre des mots sur ces émotions plutôt que tenter de les refouler ou de se remettre en question, sans cesse, comme j’avais fait jusqu’alors. STOP LE TABOU. Exprimez vous, librement et anonymement, ici.

Plus d’une personne sur deux se déclare en situation de fragilité.

Plus d’une personne sur deux se déclare en situation de fragilité, en France, en 2018 dans le secteur privé (source : Malakoff Médéric).

Alors pour « mieux-être », n’hésitez pas à retrouver nos conseils. Et si vous avez des astuces ou souhaitez partager votre histoire, on attend de vous lire avec impatience ici !

Conseils

Se libérer

Les journées au travail peuvent être très longues, comme il est expliqué dans la description de l’épuisement professionnel, ce sont ces petits détails du quotidien qui fatiguent petit à petit. Que l’on soit déjà arrivé au point de rupture ou de plus en plus affecté par des évènements liés au travail, il est essentiel de se libérer, quotidiennement ou à posteriori. Suite à mon histoire, j’ai compris qu’il était préférable de mettre des mots sur ces émotions plutôt que tenter de les refouler ou de se remettre en question, sans cesse, comme j’avais fait jusqu’alors.

La première étape fut donc de m’arrêter (VRAIMENT), mais j’étais toujours hantée par ces multiples actions qui m’ont conduite au burn-out. Démunie, je ne savais vers qui me tourner, j’ai donc entrepris de me soigner seule du burn-out, pas toujours évident mais je vais vous donner quelques clefs. La seconde étape est donc : LA LIBÉRATION.

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Autres, Quand le corps parle...

« C’est le burn-out, c’est la première fois de ma vie que j’entends ce nom et je ne sais pas que cette maladie va être la plus dure étape de ma vie. »

Bonjour, je suis en burn-out également.

Août 2016, je me retrouve le dos complètement bloqué, je vais voir des tas de spécialistes qui ne comprennent pas. Plus on avance et plus je suis apeurée car je ne trouve pas de position pour ne pas avoir mal, je ne sais plus me retourner dans mon lit. Je crois que je vais finir mes jours handicapée à souffrir sans une minute de repos. Je pleure sans savoir pourquoi. Ensuite, arrivent les crises d’angoisses, je ne parviens plus à gérer ma respiration. Alors, j’appelle le médecin, plusieurs fois par jour. Je ne supporte plus rien, ni la télévision ni le bruit, même celui de l’eau qui remplit la baignoire m’agace. Au bout de quelques jours, je savais que si je devais rester comme ça, que je ne le supporterais pas. Que me restait-il comme solution ?

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Conseils, Dossiers, Mieux être

Les 6 points clés pour « mieux être » au travail

Temps de lecture: 4 min 14 s

Être heureux et épanoui au travail n’est pas une chose acquise.

La qualité de vie au travail dépend de nombreux facteurs et plusieurs éléments peuvent avoir une influence sur notre humeur. Ces facteurs liés au travail qui peuvent mener à l’épuisement professionnel ou pire, aux maladies professionnelles, ne dépendent pas que de nous même, ils dépendent aussi de l’environnement.

Alors comment avancer dans un contexte qui n’est pas toujours favorable au développement personnel ?

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Caissière en libre-service, Les témoignages, Quand le corps parle...

« Les moqueries, la pression perpétuelle et les reproches d’un travail soit disant mal fait, étaient mon quotidien… »

Bonjour à tous. Voilà, aujourd’hui j’ai décidé de vous faire part de mon histoire, je dis cela car ce n’était pas seulement mon quotidien au travail mais ce que j’ai vécu ou même subi…

Après avoir élevée ma fille pendant 9 mois, en mars 2015 je reçois un coup de fil pour un entretien d’embauche pour un CDD de 5 mois en tant que caissière employée libre service. Quelle joie ! J’allais enfin reprendre une activité et une vie sociale même si cela n’allait pas être simple car je devais laisser ma fille, bref…

Après une formation d’une journée à la direction régionale, j’attaque le lundi suivant. La réalité fut bien différente par rapport à celle que l’on nous avaient présentée ! Rapidité (ou précipitation même…) et efficacité étaient les maîtres mots. Un jour, après une journée difficile à dépoter 6 palettes dans l’après midi, avoir été en 2ème caisse, je devais passer le balai et l’auto-laveuse avant la fermeture du magasin. Éreintée, j’exécute ma tâche sans trop réfléchir tellement mes jambes et mon dos me faisait souffrir. Nous nous saluons et partons chacun de notre côté.

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