Jeunesse au bord du précipice, Les témoignages

« Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… »

Je viens d’être diagnostiquée en épuisement au travail depuis une semaine. Mon docteur m’a arrêté, jeudi et vendredi 18 et 29, veille de mes vacances.

Malgré les antidépresseurs et mon état tristesse permanente, avec un gros manque de motivation, j’ai repris ce matin. Je dois préciser que je fais de la RH et que je suis en pleine période de paie… Toute la matinée je me suis demandé ce que je faisais là… J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer, tout a été une épreuve… Dès qu’on me demandait si ça allait j’avais les larmes aux yeux…

Je n’ai pas envie d’y retourner demain mais il y a du monde qui compte sur moi et je n’ai pas, en plus, envie de cumuler plus de retard car personnes ne me remplacera sauf pour minimum…

Personne ne me comprend… Tout le monde veut que je m’arrête et personne ne comprend mon angoisse… Je me dis que, s’il m’arrivait quelque chose, j’aurais une bonne excuse pour ne pas aller bosser…. Désolé je ne suis pas très optimiste !


Si des personnes me comprennent qu’elles n’hésitent pas à me raconter leurs histoires.

Conseils, Les témoignages, Ouvrier, Vouloir remonter la pente

« Je ne vois pas ce qui pourrait me faire frémir de plaisir que d’enchaîner des heures durant des productions de centaines ou de milliers de pièces, debout et sans jamais vraiment bouger de ma place. »

Passer huit heures de vos journées, voire mieux de votre vie à travailler sur une machine aliénante ne devrait pas exister, mais malheureusement quand on a besoin de gagner sa croûte pour payer ses factures et nourrir sa famille, et bien, on serre les fesses et on avance sans broncher. Alors à 4 heures du matin quand on arrive la gueule enfarinée devant sa machine pour se mettre à pétarader dans tous les sens à fabriquer des pièces, et bien, on ne peut pas dire que ça fait franchement enthousiasmer. A part quelques mordus du boulot dont on a l’impression qu’ils sont mariés avec leur bécane, je ne vois pas ce qui pourrait me faire frémir de plaisir que d’enchaîner des heures durant des productions de centaines ou de milliers de pièces, debout et sans jamais vraiment bouger de ma place.

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