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« J’ai fais un burn-out… Mais suivi d’un infarctus… J’ai toujours la haine contre mes harceleurs… »

Comme vous j’ai fais un burn-out… Mais suivi d’un infarctus… J’ai toujours la haine contre mes harceleurs, pouvez vous me dire comment m’en sortir ??? … MERCI.

Merci pour votre témoignage court mais poignant.

Je n’ai pas beaucoup d’informations mais je crois que la première étape est de « mettre des mots sur les maux », le corps parle, vous le savez. Alors premièrement, il faut traduire le langage corporel car tout ce qui n’est pas exprimé est imprimé. Nous allons parler de faits concrets.

Pourquoi pas commencer par le début, qu’est-ce-qui vous a amené à ce travail ? Qu’est-ce-qui vous attirait, particulièrement dans ce travail ? Comment s’est passé l’entretien ? Quel a été votre sentiment la première heure de votre intégration dans l’organisation ? Quel est votre premier souvenir de harcèlement au travail ? Comment avez-vous réagit ? Comment se traduit-il ? Comment est-ce-que cela à évoluer dans le temps ? Il y avait-il d’autres facteurs qui affectaient votre humeur ? En avez-vous parler à quelqu’un ? Si oui, quelles ont été vos interlocuteurs ? Est-ce-qu’il y a des choses qui vous plaisent encore dans votre travail ? Si oui, lesquelles ? Est-ce-que qu’un autre métier vous attire ? Ou un autre secteur ? Avez vous des activités extérieures ?

Pour répondre à ces questions et traduire vos émotions, parlez des faits concrets, mais aussi de vos sentiments (ce que « j’ai » ressenti, « j’avais » le sentiment d’être…) et de vos besoins. Vous trouverez plus d’informations sur la communication non-violente (envers vous et les autres) ici.

Après avoir témoigné (cela peut prendre du temps pour trouver les mots, mais vous pouvez commencer par écrire des notes en me les envoyant, unes par unes, par mail : contact.travailecoute@gmail.com), la seconde étape sera se prendre soin de vous. Maintenant que vous avez identifié les émotions que vous aviez probablement refoulées, il est nécessaire de ne pas se juger car ces émotions proviennent de vos besoins et il est humain de vouloir les satisfaire. Il n’y a pas de raison de se fustiger, si vos besoins ne peuvent pas être satisfaits, ce n’est pas votre faute. A qui revient la faute ? Le travail. Pas le travailleur. C’est le travail et le fait que vous soyez une bonne personne qui, parfois, mène au refoulement des émotions, quand l’environnement n’est pas propice, et donc à l’apparition de maladie. Alors cessons de se juger.

Ne pas se juger, ce n’est pas suffisant, il faut prendre soin de soi. Pas d’égoïsme mais de la bienveillance envers soi-même. Personnellement je me suis rendue compte que j’étais plus gentille avec ceux qui ne l’étaient pas, qu’envers moi même. Alors rappelez-vous quelles sont vos qualités, si vous n’avez plus d’inspiration (ce que je peux comprendre), il existe un test superbe. La page d’accueil est en anglais mais en vous inscrivant vous pouvez choisir la langue. En 15 minutes vous découvrirez les 24 super-pouvoirs que vous mobilisez le plus à ceux que vous « utilisez » le moins. Je conseille à quiconque de faire ce test par ici. Par contre sachez que les résultats varient suivant les périodes de votre vie et suivant le travail que vous faites avec ces informations. Appuyez-vous sur vos qualités (et connaissez par coeur les 3 premières), cela redonnera de la valeur pour vous-même.

Finalement ces premières étapes permettent de se sentir mieux, mais il est parfois préférable de s’éloigner (un moment ou définitivement) de cet environnement néfaste pour revenir plus fort. Vous avez tout raconté, vous avez exprimé vos émotions et vos sentiments. Vous ne vous jugez plus pour ce que vous avez fait, pour ce que vous faites et pour ce que vous ferez (les autres s’en chargeront pour vous). Et puis surtout, vous êtes bienveillant envers vous-même car vous connaissez vos qualités et vos atouts, même si d’autres ne les voient pas pour le moment. Les harceleurs se jugent probablement extrêmement mal pour être aussi déshumanisé envers les autres. Alors montrez que ce n’est plus le cas pour vous, cela les déstabilisera à coup sûr (effet miroir). Vous pourrez sortir du cercle vicieux Victime-Bourreaux-Sauveur et regarder tout cela de l’extérieur, bien dans vos baskets.

Si vous souhaitez continuer (ou si vous n’avez pas d’autre choix) que de rester à votre poste, je vous conseille le livre de Bénédicte Gendron, sur le Mindful Management. Cela m’a permis de retourner au travail et de mettre mes qualités et la bienveillance au service de mes tâches quotidiennes. Voilà les conseils que je peux donner étant donné les informations. Découvrez aussi les témoignages de personnes ayant vécu (ou vivant toujours) des difficultés avec le travail pouvant vous aider via ce lien.

N’hésitez pas à commenter ci-dessous.

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1 réflexion au sujet de “« J’ai fais un burn-out… Mais suivi d’un infarctus… J’ai toujours la haine contre mes harceleurs… »”

  1. Je comprends très bien votre douleur et votre haine…. vous avez bien analysé la situation, mais malheureusement il faut bien faire bouillir la marmite, et bon nombre de salariés sont obligés de subir pour pouvoir nourrir leur famille. Leur vie est un enfer. Soyons plus vigilant envers nos collègues, une nouvelle recrue qui arrive doit être reconnue et présentée à toute l’équipe. Chacun peut jouer un rôle même minime pour le mal être au travail. Merci de votre témoignage très poignant !

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