Conseils, Dossiers

Les différentes façons de trouver son bonheur

Que se soit dans la sphère professionnelle ou dans la vie personnelle, nous sommes (plus ou moins) guidés par la quête du bonheur, par la satisfaction des plaisirs et par la recherche d’un certain apaisement au travail.

Comment trouve-t-on son bonheur ?

3 visions différentes et complémentaires

Les philosophes ont réfléchi avant nous à ces questions. D’après leurs recherches, il semblait qu’il existe différentes façons d’aborder le bonheur, des plus matérialistes et individualistes aux plus idéalistes et universalistes. Nous en avons retenu 3 parmi elles : l’hédonisme, l’épicurisme et l’eudémonisme.

* Le nihilisme est une théorie philosophique qui affirme l’absurdité de la vie, l’inexistence de la morale et de la vérité (l’opposé de la quête de sens)

Tu es plutôt hédoniste, épicurien.ne ou eudémoniste dans ta quête du bonheur ?

Et pour trouver le bonheur au travail, tu es plutôt :

1/ à t’investir tout le temps, à apprécier des « petites choses » (des moments avec les collègues, des réussites, un lieu de travail), à chercher le kiff partout, le plaisir avant tout sans te prendre la tête


2/ à apprécier d’avoir (déjà) un travail pour te nourrir et payer ce que tu as à payer, à chercher à être en bonne santé et c’est déjà bien


3/ à chercher un boulot qui te correspond, qui colle à ton fonctionnement, à tes valeurs et dans lequel tu parviens à t’épanouir

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Plus de philo :

Le stoïcisme contre le burn-out ?

Et si le stoïcisme permettait d’éviter le burn-out et/ou de se remettre d’un épuisement professionnel ? Epictète (50-125 ap. J.-C) est un philosophe grec stoïcien, ancien esclave… Il n’a rien écrit mais ses élèves ont transmis des notes de cours, que l’on retrouve dans le «Manuel», avec les principes stoïciens permettant à l’homme de se… Lire la suite Le stoïcisme contre le burn-out ?

Divers, Dossiers

Environnement de travail « capacitant »

Les organisations, plus que jamais, sont confrontées à de nouveaux défis.

Même si nous sommes capables de travailler, dotés d’un savoir-faire, faut-il encore être « dans la mesure de faire » (c’est ce que l’on appelle la capabilité, terme utilisé par l’économiste et philosophe indien, Amartya Sen, prix Nobel de sciences économiques en 1998).

Mais ce « pouvoir d’être et de faire » ne dépend pas, uniquement, de nous. C’est pourquoi je ne donne jamais de « recette miracle anti-burn-out ».

En effet, nous pouvons détenir des capacités individuelles (avoir de l’expérience, avoir le désir d’agir, avoir une capacité de projection, être optimiste…) et ne pas pouvoir développer son potentiel. Dans ce cas-là, l’environnement de travail n’est pas « capacitant ».

Pour mettre en œuvre une capacité, l’environnement de travail doit offrir un contexte propice à l’accomplissement, en facilitant la mobilisation de plusieurs facteurs :

  • Facteurs individuels : sexe, âge, caractéristiques génétiques, expériences, niveau de formation
  • Facteurs sociaux : héritage social de l’individu, équipe de travail
  • Facteurs environnementaux : contraintes et opportunités géographiques et institutionnelles, contexte normatif et culturel, moyens techniques, organisation du travail…

C’est donc en aidant les personnes, à faire que ces facteurs deviennent de véritables ressources, qu’il sera possible de créer un contexte créatif et performant.

Créer un environnement de travail capacitant pour favoriser la créativité et la performance.

Qu’il s’agisse des étudiants, des soignants, des télétravailleurs, ou de ceux qui continuent à travailler dans ce contexte particulier qu’a créée le #COVID-19, tous participent aujourd’hui à forcer les institutions à devenir, non plus apprenantes, mais capacitantes. Au fond, je trouve ça plutôt cool. A voir ce qu’il en restera…

Cet article accompagne celui qui propose 6 points clés pour « être mieux » au travail (référence : travaux de Bénédicte Gendron que vous pouvez retrouver ici)

Et toi alors ?

Dirais-tu que ton entreprise, ton hôpital, ton école, ton lycée, ton collège, est capacitant ?